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Après avoir quitté Tavira à regrets (Quand te reverrai-je, pays merveilleux ?), nous sommes remontés directement à travers l’Espagne (Seville, Salamanque, Valadolid) pour faire une pause rencontre-apéro à Castro Urdiales.

Les moineaux de Salamanque ont un petit air d’Angry Birds, non ?

C’est en effet dans cette charmante cité de bord de mer que nous avions rendez-vous avec Marie-Odile et Eric qui commençaient leurs vacances nord-ibériques en compagnie d’un couple d’amis camping-caristes eux aussi.

Après cette charmante soirée, nous avons fait route sur Bilbao pour retrouver l’aire de camping-car avec sa vue fantastique sur toute la ville. Bon, on était moins bien placés, mais la vue était toujours là. Manque de bol le vent s’étant fortement levé, la nuit a été très agitée dans la camionnette-à-tout-faire (et on n’y était pour rien…).

Relax !

Après un passage de frontière éclair (on n’a décidément pas des têtes de truands) et deux pauses à Seignosse puis Royan, nous sommes arrivés aux Sables d’Olonne.

Il faisait beau et on en a profité pour faire un tour en vélo avant de recevoir Fab et Isa nos deux amies tourdumondistes rencontrées à plusieurs reprises dans des endroits lointains (Thaïlande, Tasmanie). Encore une superbe soirée que nous renouvellerons avec grand plaisir !

Après un détour par Saint-Herblain afin de dire bonjour à nos amis Bill et Sylvie (et faire visiter la camionnette-à-tout-faire à leurs petits-enfants) en les remerciant de leur fidélité à notre modeste blog, nous voilà de retour à Angers.

Bon, Martine a du boulot niveau jardinage (heureusement que le jardin ne fait que 48m2).

On a aussi quelques réparations à faire sur la camionnette-à-tout-faire (ne croyez jamais un camping-cariste qui prétend ne pas avoir de problème avec son camion) et puis, si tout va bien, on repartira fin mai.

De toute façon, on vous tient au jus !

Allez, Topette !

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Taviralentours et retour

D’aucuns nous ont fait remarquer que les publications se faisaient désirer.

Alors, comment dire ?

D’une part on fait comme on veut d’abord (non, mais), mais d’autre part il faut bien reconnaître que, depuis qu’on s’est posé à Tavira, notre principale préoccupation c’est de nous trouver une excuse pour prolonger notre séjour.

Ça fait déjà 14 nuits qu’on y passe et on est en train de se dire : pourquoi pas 4 de plus ? (Il faut dire qu’ils sont malins : si on prend 3 nuits, ils offrent la quatrième, du coup on n’envisage pas moins).

Alors qu’est-ce qu’il y a de si bien à Tavira pour qu’on ait envie d’y rester ? Pas grand-chose à part peut-être qu’il faisait 19° pendant que la météo annonçait de la neige en France …

Alors on profite pour aller se balader avec nos vélos et on voit des choses sympas, on mange des plats sympas, on voit des oiseaux sympas, on discute avec des gens sympas, on est sympas nous aussi, on se la coule douce quoi.

On a même repéré une maison sympa pour y passer la retraite (mais quand on sera vieux).

Du potentiel comme disent les agents immobiliers.

En plus il y a assez de place pour des chambres d’amis… voyageurs… ou pas !

En attendant ces jours heureux, on est allés à la force de nos mollets (et du moteur électrique judicieusement placé dans la roue arrière) jusqu’au charmant village de Santa Luzia.

Là nous avons changé de moyen de locomotion et nous avons pris le train qui nous a emmené sur l’île de Tavira (Ilha de Tavira pour les lecteurs lusitanophones).

Ce train, avant de devenir une attraction touristique, servait principalement pour ramener le poisson de la plage vers le continent.

Le train qui nous emmène sur l’île de Tavira.

Une fois sur l’île on a accès à l’océan, ce qui n’est pas le cas autrement car les villes donnent sur la lagune. Pour comprendre la topologie des lieux vous pouvez regarder la carte sur le côté dans la rubrique “où sommes-nous ?” (à ce sujet merci à Bastien pour son support technique sans faille, qui nous a permis de quitter Google Map pour Openstreetmap, projet collaboratif de cartographie en ligne).

Comme on peut voir, on a la place pour faire des pâtés de sable sans être ennuyés par les gamins des voisins.

Mais ce qui justifie le voyage jusque-là, c’est de faire un tour au Cemitério das Âncoras sur la Praia do Barril (le cimetière des ancres sur la plage de Barril pour les non lusitanophones).

Village de Praia do Barril.

Il faut savoir que cette plage fut jadis l’endroit où une petite communauté de pêcheurs au thon était installée. Les méthodes traditionnelles de pêche au thon consistaient à créer des labyrinthes de filets de pêche afin de prendre les thons rouges au piège.

Ces structures d’une grande complexité nécessitaient l’utilisation de centaines d’ancres afin que les filets puissent rester immobiles et résister à la puissance des thons et de l’océan Atlantique.

Ce sont ces mêmes ancres qui ont été disposées de la sorte dans les années 60, lorsque ce modèle économique commençait à ne plus être viable, servant à symboliser l’abandon de ce style de vie et la disparition progressive du thon dans ces eaux.

Ne nous laissant pas abattre par cette émouvante page d’histoire, et comme il était l’heure du déjeuner, nous sommes partis en quête d’un petit resto pour nous sustenter.

Un plat de calamars grillés et une brandade de morue nous permettent de rester dans les spécialités culinaires portugaises (le poisson, c’est bon pour la santé, ça renforce la mémoire et en plus on adore ça).

Santa Luzia s’est fait une spécialité de la pêche au poulpe, au crabe et au homard. On s’en rend compte sur le port avec les cabanes des pêcheurs qui servent d’atelier de réparation des casiers.

Pour pêcher le poulpe, il existe deux façons de faire: l’alcatruz (un pot à l’origine en argile et maintenant en plastique) et le covo (un type de casier).

La pêche au pot, est plus ingénieuse que le casier puisqu’il n’y a pas d’appât, le pot étant vu comme un abri par le poulpe qui vient s’y reposer. Quand le pêcheur remonte le pot, le poulpe prend peur et se ventouse sur les parois (c’est bien compréhensible, imaginez qu’une corde lève votre maison, vous allez vous aussi vous cramponner aux murs !).

Départ de Pêche.

Un peu de publicité ne nuisant pas à la bonne marche des affaires, certains s’y lance avec plus ou moins de moyens et d’humour (souvent deux choix stratégiques différents d’ailleurs).

Publicité chère.

Publicité pas chère (mais polyglotte).

Tant qu’on y est un petit mot sur les débords de toit qui sont un trait caractéristique architectural de l’Algarve.

Il s’agit d’une élégante bande décorative, ornée de formes géométriques et colorées, qui surplombe les façades et cache la toiture ou le toit-terrasse.

Elle contraste avec le blanc de la chaux et rappelle harmonieusement les couleurs appliquées sur les bordures des portes et des fenêtres.

Un autre petit pied-à-terre possible ?
Avec vue sur la lagune…

Le lendemain, n’écoutant que notre courage, nous nous lançons dans une chevauchée cyclopédique de pas moins de 27 kms ! (c’est l’effet du poisson sur la santé) qui nous permet de rallier le charmant village de Cacela Velha.

Cacela Velha.

Le village étant situé au sommet d’une colline, on y a une vue magnifique sur la lagune de la Ria Formosa.

Comme c’était marée basse, les bateaux et les bouées étaient au repos, couchés sur le sable (avec le soleil pour témoin…).

Cacela Velha est aussi le site de la Fortaleza de Cacela, construit au 18ème siècle afin de protéger les côtes des éventuelles attaques de pirates.

Le fort n’est pas ouvert au public puisqu’il est désormais utilisé comme locaux de la Garde nationale républicaine.

Fortaleza de Cacela.

Sinon, le village est vraiment tout petit. La preuve il n’y a qu’une seule église, (Notre-Dame de l’Assomption) construite au 16ème siècle, qui possède une belle arcade, datant de la Renaissance, avec les bustes des deux Saints Pierre et Paul.

Quelques maisons avec une dominante bleue qui rappelle un peu la Grèce (tiens, ça fait longtemps qu’on n’y est pas allé d’ailleurs…).

Là aussi, on a agrandit notre collection de cheminée (je sais, toujours, attention devant).

Sur un mur, un amoureux a laissé une trace de ses regrets, sans doute éternels…

L’amour, toujours.

La route du retour nous a fait passer par le village de Cabanas que nous avions déjà visité sans voir le “Forte de São Joã da Barra” qui est transformé en hôtel.

De retour à Tavira, la vue de la ville est peut-être un début d’explication au manque d’envie d’en repartir.

Vue d’ensemble de Tavira.
Tavira, la place centrale.

On passe devant le Convento das Bernardas, ancien couvent cistercien pour femmes, datant du XVIe siècle, qui avait été transformé en usine de meunerie (d’où la présence de la grande cheminée) et qui a été restauré en 2010 selon un projet de l’architecte Eduardo Souto Moura.

Convento das Bernardas.

Bâti pour commémorer la victoire militaire d’Assilah, au Maroc, cet édifice est le plus grand couvent de l’Algarve et a été, pendant plus de 300 ans, le principal centre religieux de la région.

C’est aujourd’hui un ensemble hôtelier.

Porte d’entrée du Convento das Bernardas.

Et puis de l’autre côté du champ de marguerites qui se trouve juste devant le nez de notre camionnette-à-tout-faire, on va faire un tour le long des marais salants par le chemin cyclable qui mène à la lagune Rio Formosa.

Si on va là-bas, c’est pour voir les oiseaux qui y vivent (c’est notre truc les oiseaux, on ne se rappelle plus si on vous l’avait déjà dit ?).

Dans le champ de marguerites on voit d’abord deux hérons garde-bœufs (ou pique-bœufs). Un tout blanc (c’est son plumage d’hiver) et un avec des plumes orangées sur la tête, le dos et la poitrine (c’est son plumage nuptial).

Plus loin nous voyons une échasse blanche et un bécasseau noir.

Et encore une fois, nous voyons des flamants roses.

Le lendemain nous partons à Fuseta, joli petit port de pêche situé non loin. Sur le bord de l’eau nous avons vu une aigrette garzette et un petit gravelot.

Fuseta dispose d’une très belle plage qui en fait un lieu très prisé des touristes pendant la belle saison.

C’est aussi un port de pêche. Là aussi on pêche le poulpe ainsi que le crabe et le homard.

Cette petite ville tranquille (nous sommes hors-saison) est charmante. La station de sauvetage était hors d’eau à cause de la marée basse, et la statue du “Pescador de Bacalhau” (pêcheur de morue) avait les pieds bien au sec sur son rond-point.

Deux girouettes pour finir et une dernière photo avant de rentrer au campement !

Bateau, sur l’eau …

Et comme on aime bien vous faire partager nos étonnements, on vous montre quelques véhicules qui raviront sûrement nos lecteurs amoureux de gros moteurs.

Tout ce petit monde avec ces véhicules surprenants (surtout par les temps qui courent, quand on pense à la consommation), certains visiblement conçus pour de grandes étendues sans route, se retrouve gentiment stationnés à côté de notre camionnette-à-tout-faire.

Sont pas près de passer à l’électrique tous ces aventuriers !

En attendant, nous demain on attaque la route du retour, “vaille que vaille” comme dirait l’âme de la team Topette !

Allez, Topette !

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Ta-Ta-Ta, Ta-Tavira…

De bon matin, à l’heure ou l’aube blanchit la campagne (version littéraire) …

Ou alors, vers 10h30-11h00 nous démarrons la camionnette-à-tout-faire (version feignasse) …

Rayez la mention inutile ! Toujours est-il que nous quittons le très agréable camping de Porto Covo (sûrement le meilleur qu’on ait vu au Portugal) et mettons cap plein sud, visiblement dans la zone de reproduction des cigognes.

Forcément au bout d’un moment on bute sur la mer et nous voilà arrivés à Lagos, une ville de l’Algarve connue pour sa vieille ville fortifiée, ses falaises et ses plages sur l’océan Atlantique.

L’église Santa Maria (fin du 15e siècle) fait face, sur la place centrale, à l’ancien marché des esclaves.

Ce bâtiment est un musée dédié à la mémoire des esclaves. Il est situé sur la place où eut lieu le premier marché aux esclaves d’Europe, le Mercado de Escravos, où étaient vendus les esclaves en provenance d’Afrique dès 1444.

Ancien marché des esclaves.

Sur cette même place, on peut voir une belle porte et des armoiries, mais on n’en sait pas plus !

Par contre à l’ombre des bougainvilliers on peut admirer ces deux magnifiques escargots qu’on doit à l’artiste belge Roa, dont on avait déjà vu une œuvre à Fremantle (Australie) ici.

Street art.

Au hasard de nos déambulations dans la ville, nous admirons des maisons aux belles façades couvertes d’azulejos. On ne s’en lasse pas…

En levant encore la tête plus haut (oui je sais, attention devant !) on peut admirer des détails de bord de toit et des cheminées construites en fonction de la richesse de la famille. Le maître d’œuvre demandait le nombre de jours souhaité pour la réalisation de la cheminée ce qui déterminait son prix.

Quelques autres exemples d’architecture portugaise, souvent colorée.

Pour changer, un peu de botanique (même si là-dessus on n’est pas trop fortiche).

Et puis tiens, des oiseaux (là, c’est plus notre truc).

deux pies bleues.
Une mouette tachetée en vol.

Une des attractions de Lagos est le cap de la Ponta da Piedade et ses falaises, composées de protrusions rocheuses, de voutes fragiles et de cavernes secrètes qui se font éroder par les puissantes houles hivernales (copyright office du tourisme de Lagos).

On a juste fait une petite balade sur le sentier en haut des falaises, mais pas plus car le vent soufflait fort et on avait peur de s’envoler (oui je sais, c’est peu vraisemblable, quoi que…)

Continuant sur notre lancée, nous quittons Lagos pour Faro, point d’arrivée de nombreux touristes en Algavre grâce à la présence d’un aéroport international.

Une Arche, l’Arco da Vila , de style néoclassique, mène à la vieille ville et à ses ruelles pavées.

Arco da Vila, Faro.

La Cathédrale de Faro, érigée au 13e siècle, se situe en face du musée municipal qui occupe un couvent du 16e siècle.

On flâne dans la vieille ville qui est agréable en cette saison où les orangers sont couverts de fruits et les touristes pas encore très présents.

Et puis au détour d’une ruelle on tombe sur une œuvre de Daniel Eime un artiste portugais qui vit et travaille à Porto. Il s’agit d’un portrait de Zeca Afonso, un compositeur de musique militante portugais qui a écrit, entre autres, des chansons critiquant le régime salazariste qu’a connu le Portugal entre 1933 et 1974.

Un dernier regard à la ville de Faro et à ses cigognes bien installées en haut des clochers (elles doivent être sourdes à force d’entendre les cloches sonner) avant d’aller voir la lagune.

La lagune est intéressante car on peut y voir différents oiseaux. Et comme vous commencez à le savoir les oiseaux, c’est notre truc !

Un courlis cendré.

En période nuptiale, l’aigrette garzette porte sur la nuque deux longues plumes fines de 20 cm environ appelées les aigrettes.

Bécasseaux.
Avocettes élégantes.

Foulque macroule.

Et pour finir, des flamants roses. On avait failli aller les voir quand on avait passé un mois à Avignon, en novembre, mais finalement ce sont eux qui sont venu nous voir à Faro.

Une bien belle journée qui a ravi les deux ornithologues amateurs que nous sommes. Voyez nos mines réjouies sur nos vélos au retour de cette visite.

Deux drôles d’oiseaux.

Il est temps pour nous de partir vers notre dernière étape portugaise : Tavira, surnommée la ville aux trente-sept églises. Là, c’est sûr qu’on ne va pas toutes les visiter !

L’ancien monastère de l’église Saint-Paul-Hermès (Igreja do Antigo Convento dos Ermitas de São Paulo).

Tavira est traversée par la rivière Gilão, qui se jette dans la mer en passant par les lagons du parc naturel de la Ria Formosa.

La rivière Gilão.

Le “pont romain”, long de 87 mètres et reposant sur 7 arcs, enjambe la rivière. Il est dit que ce pont a été construit par les Romains, comme partie intégrante de la voie qui reliait Faro à Mértola, mais son existence n’est documentée que depuis le Moyen Âge et il a été reconstruit à plusieurs reprises, en 1655 et 1657. 

Pont Romain Tavira.

Tavira.

Au centre, les ruines du château médiéval de Tavira offrent une vue sur la ville.

Après une rude grimpette, on peut profiter de la vue et du beau jardin situé à l’intérieur, avec notamment un superbe bougainvillier.

Tavira vue du château.

Quand on dit qu’il y a 37 églises à Tavira, je ne sais pas si c’est vrai, mais en tout cas les 26000 habitants ont vraiment l’embarras du choix pour choisir leur clocher.

Les balades dans les rues de Tavira sont l’occasion de relever les restes d’une architecture médiévale, mais aussi d’être sous le charme d’une ville tranquille et colorée.

On a relevé pour vous quelques belles façades, le vieux marché et le tag minimaliste d’un gentil rêveur.

Malgré un temps ce jour-là un peu chargé, n’écoutant que notre courage nous sautons sur nos fidèles destriers afin de nous rendre à travers les marais salants au bord de la lagune pour voir un vieux fort, qui ma foi avait connu des jours meilleurs (du moins on l’espère).

Comme on était chauds, sur notre lancée nous avons poussé jusqu’au village de Cabanas, histoire de voir à quoi il ressemble.

Sans surprise on y a trouvé une église, mais aussi en levant le nez (je sais, encore attention devant) nous avons noté quelques cheminées sympas.

Le vélo c’est cool mais ça fatigue et ça ouvre l’appétit ! Heureusement nous avions en réserve un “Folar de Olão” pour le goûter, haute teneur calorique garantie…

Folar de Olão.

L’âme de la team Topette !

Elle n’est pas belle notre vie en ce moment ?

Allez, Topette !

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